La vie du groupe

En immersion à l’ile d’Oléron
Un groupe de nouvelles choristes au milieu de quelques anciennes en immersion à l’île d’Oléron.
Ce petit week-end organisé par Françoise nous a ouvertes à tous les vents. Une bonne escapade entre membres de la chorale ainsi que les amies et les sœurs de Marie nous accompagnant pour ce week-end.

A notre arrivée nous déchargeons les 2 voitures et nous installons nos affaires et les victuailles préparées la veille. Après le déjeuner, nous partons pour une marche jusqu’au phare de Chassiron. A notre retour, malgré une légère pluie, nous nous décidons à piquer une tête dans la piscine chauffée. En ce mois de novembre, le camp étant très peu fréquenté, nous avons la piscine seulement pour nous. Nous l’avons investie d’un cours d’aquatonic animé par Francesca la sœur de Marie. Sortie de piscine, les 30 m nous séparant du chalet se font sous une pluie fine. Nous nous réchauffons à l’abri du foyer et installons le repas du soir. Une soirée chaleureuse et pleine de gourmandises, d’histoires et de chansons – Barbara chantée par Françoise et “Tu verras” par les membres de Courant d’airs. Minuit bien passé, nous rejoignons chacune nos lits respectifs, une nuit pour nous reposer, quelques heures pour certaines….

Encore engourdies par le sommeil, Marie nous anime une séance de Qi Gong – petit déjeuner servi à la fraîche ensuite départ pour le marché d’un premier groupe et balade au bord de la mer pour un second groupe. A 12h30, les huitres sont prêtes et nous pouvons déjeuner dehors, le temps y est encore fort clément. Nous sommes bien au calme, quelques heures nous restent avant le départ. Allez ! nous plions bagages et quittons la famille de chats avec qui nous cohabitions depuis les premières heures et qui avaient élu domicile au dessous de notre chalet. Nous reprenons possession de nos véhicules et nous nous dirigeons vers le  port de Boyardville pour une dernière promenade.

Retour sur Angoulême.

 

Un dimanche à la Grande Métairie

 Dès potron-minet – enfin vers 10 heures – émergeant des brumes encore en suspension au-dessus des champs, les voitures des choristes arrivent à la Grande Métairie, par le chemin de terre qui y mène, le coffre chargé des victuailles préparées par chacun pour le déjeuner. C’est là, au grand calme de la campagne d’entre Charente et Dordogne, que les Courant d’Airs se rassemblent un dimanche par trimestre.

Didier, le chef de choeur, accueille ses chanteurs avec le café, prétexte à un petit moment de bienvenue et de discussions matinales. Puis, tout le monde rejoint, selon la saison, le salon chaleureux ou la grange fraîche pour commencer la journée par un éveil corporel et vocal. De déplacements feutrés en jeux de corps, de vocalises en exercices chantés, l’espace s’anime et les voix s’échauffent. Le groupe se divise en ateliers, pris en charge aussi par Chantal, la femme de Didier et également chef de choeur. Parfois aussi, une chanteuse professionnelle ou une comédienne interviennent pour faire travailler la technique vocale, les rythmes musicaux, la posture et les déplacements sur scène.

Le travail se poursuit le plus tard possible dans la matinée, en essayant de tenir jusqu’à 13 heures, chacun sachant bien que son énergie sera moindre au moment de la digestion. Quand les estomacs font trop entendre leurs grognements, salades, cakes, tartes, préparations diverses et variées, bouteilles sortent des glacières et des paniers. Tout est étalé sur les tables de la grande cuisine ou du jardin, selon la température extérieure. Il y en a deux trop, comme toujours ; impossible de goûter à tout, même si tout fait envie tant chacun a eu à coeur de régaler les autres d’une bonne recette. Les choristes repus entameraient bien un concert de ronflements, mais Didier veille et, passé le quart d’heure d’assoupissement réglementaire, il sonne la reprise.

Après un bref échauffement, les voix s’élèvent à nouveau, un peu mollement pour commencer avant de retrouver toute leur vigueur. On reprend les anciens chants, on poursuit l’apprentissage des nouveaux, avec d’autant plus d’attention que la date d’un concert approche. Après une journée passée dans cette ambiance « conviviale et studieuse », comme aime la qualifier Didier, chacun pourra rentrer chez soi la tête pleine de chants. Avant de repartir, quelques uns restent encore un peu à discuter autour d’un thé pour prolonger ces beaux moments ensemble.

Ah, qu’est-ce que c’est bien un dimanche à la Grande Métairie !